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États-Unis : un projet de loi pour améliorer les conditions de travail des salariés de la restauration rapide en Californie

Par Caroline Crosdale. Publié le 02 septembre 2022 à 9h31 - Mis à jour le 02 septembre 2022 à 8h33

Les élus californiens viennent de voter le projet « fast recovery » qui pourrait faire évoluer favorablement les salaires et les conditions de travail d’un demi-million de travailleurs de la restauration rapide. Ce texte, baptisé AB 257, doit à présent être signé, d’ici le 30 septembre, par le gouverneur démocrate de l’État Gavin Newsom pour devenir loi. Si le texte est adopté, un conseil constitué de dix membres, comprenant des représentants de l’industrie, des employés et deux personnes incarnant l’État, aura en charge de fixer des normes minimales pour le secteur en matière de rémunération mais aussi de santé, sécurité et discrimination. Le texte amendé prévoit toutefois un salaire minimum à 22 dollars maximum de l’heure en 2023, avec des augmentations du coût de la vie par la suite, tandis que le minimum à l’échelle de l’État sera de 15,50 dollars de l’heure. Les leaders du syndicat SEIU (Service Employees International Union), en faveur de cette loi, applaudissent l’approche par secteur. Patricia Campos Medina, directrice du Workers Institute à l’université Cornell note combien il est plus facile de négocier pour l’ensemble d’une industrie plutôt que restaurant par restaurant comme la campagne de syndicalisation chez Starbucks l’a démontré (v. dépêche n°12850). Les propriétaires de fast food affirment, quant à eux, que ce texte fera grimper le prix de la restauration rapide. « Nous tirons la sonnette d’alarme », dit Matthew Haller, président de l’International Franchise Association, qui craint, par ailleurs, un effet boule de neige dans les autres États.

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