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France : la ministre du Travail va plancher sur un compte épargne-temps « tout au long de la vie »
Planet Labor, 13 février 2020, n°11657 - www.planetlabor.com

Le Premier ministre Edouard Philippe a rencontré aujourd’hui 12 février les partenaires sociaux pour « faire un bilan » des concertations lancées en début d’année sur la pénibilité, les fins de carrière, les minima sociaux et la gestion des transitions pour les générations concernées en réponse à des préoccupations mises en avant par les syndicats au sujet du projet de réforme des retraites visant à la mise en place d’un système universel (v. dépêche n°11612). A l’issue de la rencontre, le chef du gouvernement a annoncé  « un système plus respectueux de la réalité des carrières de ceux qui entreront dans le système universel », à savoir ceux dont la carrière est à cheval entre les deux systèmes. Ainsi, dans la fonction publique, les droits acquis jusqu’en 2025 (date de la bascule) seront intégralement comptabilisés et convertis en points sur la base des six vrais derniers mois de la carrière. De même, dans le secteur privé, la retraite sera calculée par référence aux 25 meilleures années. S’agissant de l’emploi des seniors, la retraite progressive restera ouverte à 60 ans dans le système universel. Elle sera rendue beaucoup plus facile d’accès et étendue à la fonction publique. « Par ailleurs, la ministre du travail va initier une réflexion autour d’un compte-épargne temps qui suivrait chacun de nos concitoyens « tout au long de sa vie » pour favoriser une gestion de son temps de travail de manière différenciée selon le moment de sa carrière » a annoncé M. Philippe. Enfin, s’agissant de la pénibilité, rien de bien précis à part l’annonce « de tout remettre à plat pour instaurer des règles de pénibilité universelles ». En outre, les branches professionnelles devront davantage travailler à la prévenir la pénibilité et un droit à la reconversion pour les personnes exposées sera instauré. Le dialogue doit se poursuivre sur le sujet des départs anticipés pour pénibilité. Ces engagements seront introduits via des amendements dans le projet de loi en cours discussion au Parlement.