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Japon : Panasonic adopte la semaine « optionnelle » de 4 jours travaillés
Planet Labor, 17 janvier 2022, n°12856 - www.planetlabor.com

Dans la lignée des recommandations du gouvernement japonais adoptées en juin 2021 (v. dépêche nº 12606), de plus en plus de grandes entreprises nippones proposent à leurs salariés la semaine de 32 heures de façon optionnelle. Objectifs affichés, devenus plus pressants dans le contexte de la pandémie : permettre à ceux qui le désirent de se former ou de changer de métier tout en donnant la possibilité à ceux qui le souhaitent de mieux équilibrer la répartition du temps accordé aux loisirs, à la famille, aux amis et au travail. C’est tout le sens de l’annonce faite par le PDG de Panasonic, Yuki Kusumi, lorsqu’il déclare début janvier vouloir « soutenir le bien-être de [ses] employés » en introduisant un troisième jour hebdomadaire chômé auprès des 243 000 salariés du groupe. Panasonic n’est pas la première entreprise japonaise à emboîter le pas de la réduction du temps de travail puisque Yahoo Japan, par exemple, pratique la semaine de quatre jours sur une base volontaire depuis avril 2017. Mais en dépit d’un engouement croissant, ce serait à peine plus de 8% des entreprises nippones qui offriraient, selon le ministère du Travail japonais, la possibilité de prendre plus de deux jours de congés garantis par semaine. Les obstacles semblent être doubles : d’un côté les recommandations n’ont pas (encore) valeur de loi, et par ailleurs les salaires sont encore très souvent indexés de façon rigide au nombre de jours travaillés. Depuis 1995, la population active japonaise ne cesse de diminuer, ces nouveaux rythmes de travail, pour le moment optionnels, devraient donc se révéler essentiels pour stimuler une productivité en berne depuis plus de dix ans, ce qu’avait d’ailleurs démontré un projet pilote de Microsoft Japon en 2019.