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France : 4500 recrutements de salariés en CDI pour la plateforme Just Eat
Planet Labor, 1 février 2021, n°12341 - www.planetlabor.com

D’après des informations publiées par le Journal du Dimanche, la plateforme de livraisons de repas Just Eat va recruter au moins 4500 livreurs d’ici la fin de l’année. Payés 10,30€ de l’heure, légèrement au-dessus du SMIC horaire, ils remplaceront, pour une trentaine des villes françaises dans lesquelles la plateforme est présente, les indépendants du prestataire Stuart qui s’occupent jusqu’ici de la livraison des restaurants partenaires proposés par Just Eat ne disposant pas de leur propre flotte de livreurs. La plateforme affirme avoir commencé les recrutements, avec 350 salariés à Paris embauchés pour un CDI, pour un temps de travail hebdomadaire de 10 à 35 heures. « Parmi les personnes embauchées figurent beaucoup d’étudiants, des micro-entrepreneurs. Il existe aussi des perspectives d’évolution de carrière, qu’il s’agisse de devenir ‘capitaine’ pour être les mentors de 25 personnes ou, plus tard, de travailler dans nos bureaux », détaille auprès des Échos Victor Ennouchi, directeurs des opérations de Just Eat en France. En décembre, Just Eat est déjà devenue la première plateforme à rémunérer ses livreurs à l’heure et non à la tâche en Grande-Bretagne (v. dépêche n°12270). L’entreprise, qui a fusionné en 2020 avec Takeaway.com, s’inscrit ainsi dans la politique déployée par ce dernier au niveau mondial, avec aujourd’hui plus de 22000 livreurs salariés dans 12 pays, à l’inverse des plateformes Deliveroo ou Uber Eats, travaillant elles avec des indépendants payés à la course. Vendredi, un nouveau rassemblement réunissait dans plusieurs villes de France, notamment à l’appel de la CGT, des livreurs de ces deux plateformes, mais aussi de Stuart, pour dénoncer une dégradation des rémunérations et des conditions de travail. Fin janvier, deux députées réclamaient, dans un rapport parlementaire, une directive de la Commission pour agir sur le niveau de rémunération et de protection sociale au niveau européen et prendre en compte la “nature transnationale” des plateformes. Une réponse gouvernementale est également attendue en 2021 sur la représentation puis la protection sociale des travailleurs des plateformes à la suite du rapport Frouin remis en décembre à la ministre du Travail Elisabeth Borne (v. dépêche n°12258).