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Belgique : les partenaires sociaux du commerce ont approuvé un plan pour fixer les conditions pour un redémarrage de l’activité en toute sécurité
Planet Labor, 5 mai 2020, n°11908 - www.planetlabor.com

Les magasins non-alimentaires vont pouvoir rouvrir en Belgique à partir du 11 mai. Dans cette perspective les interlocuteurs sociaux ont signé une déclaration et approuvé un plan, le Plan Phoenix, le 30 avril dernier, qui décrit les mesures spécifiques à prendre pour garantir la sécurité des employés et des clients dans les semaines à venir. Ce plan complète le Guide générique qui a déjà été élaboré par les autorités fédérales et partenaires sociaux (v. article n°11876). Le document rappelle que la décision de réouverture appartient à l’employeur et qu’il est responsable de la santé et de la sécurité de ses travailleurs. Il doit donc mettre en place les mesures nécessaires pour un cadre de travail sécurisant. À l’image de ce qu’il se fait déjà dans les magasins alimentaires, cela inclut la mise à disposition d’équipement d’hygiène et de protection en nombre suffisant, un nettoyage des locaux et équipements, et une bonne communication entre employés, clients et fournisseurs. La distanciation physique est recommandée, ce qui peut impliquer de limiter le nombre d’employés dans les locaux (par exemple, en gardant les fonctions administratives en télétravail). Pour la clientèle, il est recommandé de limiter l’espace à 1 client pour 10 m² et 30 minutes dans le magasin, dans la mesure du possible des clients venant seuls. Le paiement électronique est à encourager. Il est également rappelé que « la concertation sociale joue un rôle crucial. Le Comité pour la prévention et la protection au travail, et à défaut la délégation syndicale ou à défaut le personnel, doit être impliqué avant la réouverture pour assurer une mise en œuvre adéquate des mesures imposées par le gouvernement et reprises dans la note du plan Phœnix. Le Comité pour la prévention et la protection au travail sera impliqué dans la mise en œuvre des mesures complémentaires éventuelles adaptées aux besoins de la réalité de l’entreprise. En outre, il peut être fait appel à l’expertise disponible du conseiller en prévention. La concertation doit avoir lieu le plus tôt possible ».