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France : un accord pour organiser la poursuite de l’activité de production chez STMicroelectronics
Planet Labor, 20 mars 2020, n°11744 - www.planetlabor.com

L’accord majoritaire d’adaptation de l’organisation des services de fabrication signé le 18 mars avec deux des trois organisations syndicales (CFDT et CFE-CGC) vient temporairement adapter l’activité dans le contexte de confinement décidé par les pouvoirs publics une semaine plus tôt. Ce texte prévoit, pour 5 de ses sites industriels, de réduire les effectifs jusqu’à la moitié sur la période du 19 mars au 2 avril 2020, sans perte de salaire présent ni à venir car « les jours de repos qui seraient imposés dans la période de réduction d’activité seront considérés comme temps de travail effectif pour le calcul des éléments de rémunération »  L’accord prévoit également une prise en charge des déplacements en voiture pour aller travailler. Le communiqué de la FGMM-CFDT indique qu’ : « Au-delà de ces mesures, une prise de température des salariés sera effectuée à l’entrée de chaque site avant la prise de fonction. » L’accord pourra être révisé en fonction des conditions sanitaires et des dispositions prises par le Gouvernement. La CGT a refusé de signer, jugeant la cible de 50% trop haute. Elle «demande la mise à l’arrêt temporaire des unités de fabrication, avec juste un effectif très restreint pour assurer la sécurité des installations (Seveso), voir uniquement pour la production des puces servant au médical ! Le reste n’est pas, aujourd’hui, indispensable pour la nation ! » indique l’organisation dans un communiqué paru le 20 mars. Sur plusieurs sites, le syndicat a déposé une procédure de danger grave et imminent (qui oblige à une enquête conjointe et en cas de divergence d’accord entre les parties fait intervenir l’inspection du travail) et invite les salariés à user de leur droit de retrait.