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Thales : signature d’un accord cadre européen sur l’entretien annuel d’évaluation
Planet Labor, 13 avril 2010, n°4902 - www.planetlabor.com

Opposition de la CGT française. Cet accord intitulé « Transparent annual Activity Discussion for mutual Listening and developing professional Knowledge (TALK) » – soit « un entretien annuel d’activité transparent pour l’écoute mutuelle et le développement des savoirs-faire professionnels » – s’applique aux managers et salariés qui rentrent dans le périmètre du CE européen (Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, France, Italie, Pays-Bas, Portugal, Norvège, Royaume-Uni et Suisse). Il a été négocié par la direction et un groupe spécial de négociation constitué sur le même schéma que celui qui a conclu le premier accord européen du groupe sur le développement personnel en juin 2009 (v. dépêche n°090629), c’est-à-dire deux représentants de la FEM, la coordinatrice FEM du CE européen et un représentant syndical par pays (Allemagne, Espagne, Grande-Bretagne, Italie, Pays-Bas) ainsi que trois représentants français (1 CGT, 1 CFDT, 1 CFE-CGC). Dans le cadre de la consultation menée par la fédération syndicale européenne, conformément à sa procédure interne en matière de négociation transnationale (v. dépêche n°06653), la fédération de la métallurgie de la CGT, la FTM-CGT, a été la seule organisation syndicale à exprimer un avis réservé. Elle a mis en avant « l’écart conséquent entre le texte de l’accord et les propositions et les objectifs poursuivis par nos organisations dans cette négociation » ainsi que « la méthodologie de négociation déployée » qui «ne permet, ni de constituer un point de vue syndical européen au travers d’un texte de référence à confronter au projet direction, ni d’assurer un aller/retour soigné afin de pouvoir impliquer nos syndicats au niveau adéquat. » Toutefois, cet avis réservé n’empêchera pas l’organisation d’être force de proposition dans le cadre de du déploiement de l’accord en France, a expliqué le négociateur CGT de l’accord car « les pistes qu’il se propose de construire sont intéressantes « . Suite à cette réserve, la FEM a dû vérifier que les autres organisations françaises réunissaient bien une majorité des 2/3 aux élections sociales, condition nécessaire pour pouvoir valablement signer l’accord.  

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